Bonjour,
Je vous retrouve pour cette nouvelle newsletter où je vous partage mon objectif légèrement délirant : transformer 100 000 € en 1 000 000 € en investissant dans des entreprises exceptionnelles.
Au programme de cette newsletter :
- Mon portefeuille (positions, performance)
- L’analyse du mois : SpaceX (et oui encore)
- La leçon du mois : IPO – comment en bénéficier?
Bonne lecture.
📊 Mon portefeuille — 26/06/2026
Voici mes positions actuelles, sans filtre :
| Valorisation au 26/06/2026 | Performance Juin/Juillet | +/- value latente | Répartition | |
| Total | 100 267,30 € | -1,07% 🟠 | 19,93% | 100,00% |
| Indice de comparaison | ||||
| CAC40 | 8 367,33 | 2,25% | ||
| MSCI World | 4 790,16 | -1,53% | ||
| Détail portefeuille | ||||
| Cash | 19 243,89 € | -3,74% 🟠 | 19,19% | |
| Aroundtown | 4 310,50 € | -8,27% 🟠 | 63,62% | 4,30% |
| Enogia | 5 760,00 € | -16,52% 🔴 | 3,83% | 5,74% |
| ABC Arbitrage | 7 336,00 € | -0,76% 🟠 | 17,39% | 7,32% |
| Carrefour | 6 719,90 € | 2,18% 🟢 | 36,52% | 6,70% |
| Dassault Systèmes | 6 024,48 € | -4,68% 🟠 | -29,09% | 6,01% |
| Novo nordisk | 5 955,47 € | 8,52% 🟢 | 2,65% | 5,94% |
| LVMH | 6 940,50 € | 4,80% 🟢 | -9,10% | 6,92% |
| Trigano | 9 996,80 € | -13,14% 🔴 | 35,96% | 9,97% |
| Coca-Cola | 1 450,32 € | 7,01% 🟢 | 52,17% | 1,45% |
| Air Liquide | 2 938,62 € | 3,14% 🟢 | 30,52% | 2,93% |
| Berkshire Hathaway | 4 376,24 € | 34,42% 🟢 | 24,97% | 4,36% |
| TSMC | 14 797,78 € | 5,72% 🟢 | 410,64% | 14,76% |
| XSP 400 P 17JUN27 | 2 159,66 € | 9,84% 🟢 | -43,41% | 2,15% |
| Bitcoin | 2 257,13 € | -6,99% 🔴 | -1,56% | 2,25% |
On constate une correction assez marquée sur Enogia. Aucune nouvelle publication de l’entreprise, ni concernant sa technologie, ne permet d’expliquer une telle baisse. Je pense donc qu’il s’agit simplement d’une correction plus large du marché des technologies. Rien d’inquiétant de mon point de vue.
Idem, l’action Trigano a fortement chuté ce dernier mois. La raison principal semble être des résultats financiers en-dessous des attentes (notamment le CA qui augmente quand même), et d’un ralentissement marqué de son activité. Entre temps, l’entreprise a procédé à un rachat d’actions de l’ordre de 300 000 actions pour un montant de 45,9M€.
Mouvements du mois :
- Renforcement Berkshire Hathaway : -859,95 € (une analyse suivra le mois prochain pour expliquer ce renforcement)
- Renforcement XSP 400 P 17JUN27 : -277,78 €
SpaceX
C’est fait : SpaceX a « réussi » son IPO, et Elon Musk est devenu le tout premier trillionnaire de la planète. Génial, c’est exactement ce qui manquait à l’humanité, n’est-ce pas ?
Je ne vais pas vous refaire toute une analyse de SpaceX ici, rassurez-vous. Si le sujet vous passionne, mon avis complet sur l’entreprise se trouve dans la newsletter de juin.
Concentrons-nous plutôt sur la grande question existentielle du moment : cette IPO est-elle un succès ? Et surtout, qu’est-ce qui définit un « succès », au juste ?
Le montant de l’IPO, ce critère tellement rigoureux
SpaceX est entrée dans l’histoire financière en juin 2026 avec la plus grosse IPO jamais réalisée : 75 milliards de dollars, pulvérisant au passage le record de Saudi Aramco (2019). De quoi faire rêver n’importe quel community manager.
Peut-on juger le succès d’une IPO à son montant ? Si l’objectif est de décrocher une ligne dans le livre Guinness des records, sans doute. Pour ma part, en tant qu’investisseur, ce chiffre m’indiffère totalement s’il est déconnecté des revenus réels de l’entreprise. Et là, avec un ratio chiffre d’affaires / capitalisation boursière qui dépasse les 100, on est en plein dans le grand n’importe quoi.
Mais bon, à en croire mon fil LinkedIn, débordant d’enthousiasme ces derniers jours, c’est apparemment LE critère qui compte vraiment
L’évolution du cours, ou comment faire le grand huit
Jetons un oeil à l’évolutions du cours depuis son introduction en bourse.

Autant dire qu’on est très loin du long fleuve tranquille. L’évolution du cours pourrait être un indicateur pertinent du succès d’une IPO, en théorie. En pratique, à court terme, je le trouve à peu près aussi fiable qu’une boule de cristal, tant la volatilité est de la partie. En un mois, le cours a :
- bondi de 19,2 % dès le premier jour, histoire de bien démarrer le feu d’artifice
- culminé à 225,64 $ le 16 juin 2026, soit +67 % en seulement 4 jours (du calme, tout va bien)
- plongé de -16,4 % le 22 juin 2026
- touché un plus bas historique de 147,11 $ le 23 juin 2026, soit -34,8 % par rapport au pic, à peine une semaine plus tôt
- terminé le 29/06/2026 à 153,23 $, comme si de rien n’était
Je doute sérieusement que l’entreprise ait fondamentalement changé de visage en quelques jours. La valorisation boursière à court terme (moins de 6 mois) reste largement déconnectée des revenus réels d’une entreprise, et c’est, à mes yeux, un indicateur de succès à peu près aussi utile qu’une montre cassée. D’autant que la première année suit généralement un scénario bien rodé : les investisseurs historiques et les employés se pressent pour encaisser leurs plus-values.
D’ailleurs, selon Fortune Magazine, environ 4400 employés de SpaceX seraient devenus millionnaires grâce à cette opération. De quoi consoler tout le monde, sans doute.
Alors, quel critère retenir?
Question piège, puisqu’il n’existe pas de réponse universelle (désolé pour ceux qui espéraient une formule magique). Tout dépend du profil de l’investisseur.
La vraie question, finalement, est plutôt : comment gagner de l’argent sur l’IPO d’une entreprise ? C’est précisément ce que j’explore dans la suite.
IPO : comment en bénéficier?
Être un investisseur pré-IPO (avant la cotation) ou un salarié
Ces acteurs achètent des actions avant l’IPO, généralement à un prix bien inférieur à celui du marché public. Il s’agit souvent d’investisseurs entrés très tôt au capital de l’entreprise : VC (investisseurs en capital-risque), plateformes de crowdfunding, etc. Ils prennent un risque plus élevé, mais la récompense potentielle l’est aussi.
Les salariés peuvent eux aussi acheter des actions à prix réduit, ou être rémunérés en partie sous forme d’actions (stock-options) ; ce dernier cas est fréquent dans l’univers des startups.
Le principal avantage de ces structures est de pouvoir investir à des prix souvent 50 % à 90 % inférieurs au prix d’IPO. En contrepartie, ces investissements sont généralement « lock-up », c’est-à-dire impossibles à revendre avant l’IPO (sauf via des marchés secondaires privés), et exposés à un risque de dilution important, voire à un risque d’échec pur et simple.
Mais si l’entreprise finit par entrer en bourse, le VC peut réaliser un multiple de 10x à 100x, voire davantage, sur sa mise initiale.
Être un « anchor investors »
Ces investisseurs obtiennent des allocations prioritaires lors de l’IPO, souvent à un prix avantageux. En s’engageant sur des montants importants, ils peuvent bénéficier de réductions.
Ils restent toutefois soumis à des périodes de lock-up destinées à limiter la spéculation sur le cours (généralement 3 à 6 mois après l’IPO). On évoque en général des gains de l’ordre de 20 à 50 % au bout d’un an.
Pour les investisseurs particuliers (post-IPO)
Une fois l’action cotée, plusieurs stratégies permettent de tirer parti soit de la volatilité, soit de la croissance à long terme. On retombe alors dans le cadre classique de l’investissement en actions, avec plusieurs approches possibles :
- Achat au prix d’IPO
- Trading de volatilité
- Short selling
- Options et dérivés
- Investissement long terme
Vous me connaissez : c’est cette dernière option que je privilégie pour mes propres investissements.
Le prix d’achat de l’action au moment de l’IPO est donc déterminant pour la suite. Et bien souvent, ce prix d’entrée est trop élevé.
Un article de Forbes résume assez bien la mécanique des IPO : ce sont les banques et les initiés de l’entreprise qui choisissent le moment de l’émission, et ce, au détriment des acheteurs du grand public.
Conclusion
Pour un particulier comme moi, deux options permettent réellement de tirer profit d’une IPO :
- être salarié de l’entreprise, et acheter des actions ou être rémunéré en actions ;
- ne pas céder à la pression d’être le premier, ni à la fameuse FOMO (Fear Of Missing Out), et attendre plutôt plusieurs années après l’IPO.
C’est exactement la stratégie que j’ai suivie avec Enogia : j’ai acheté mes premières actions en juillet 2025, soit trois ans après son introduction en bourse.
Dernières publications financières
Pas de publication ce moi-ci. Le mois de juillet devrait voir son lot de publication pour le T2 2026.
💬 Conclusion
Rendez-vous le mois prochain. Peut-être que j’aurai atteint le million…
Voici une reformulation :
La saga SpaceX se poursuit, et je pense qu’elle restera, avec le recul, un exemple historique des excès de la bulle IA. Car contrairement à ce que son nom laisse penser, SpaceX est avant tout une entreprise d’IA, et même si ses projets sont rationnels sur le papier, leur mise en œuvre s’annonce beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.
Mais Elon Musk, quel que soit le jugement qu’on porte sur lui par ailleurs, a démontré à plusieurs reprises qu’il était capable de mobiliser des ressources considérables et de bousculer les codes établis. Je pense donc que SpaceX finira par atteindre ses objectifs, mais le chemin sera loin d’être un long fleuve tranquille. Et quand je regarde le cas de Tesla, je préfère, pour ma part, rester à l’écart de l’entreprise.
Mon portefeuille reste au-dessus des 100 000 € (hourra) soit 1 % de mon objectif final. Rendez-vous le mois prochain. Peut-être aurai-je atteint le million d’ici là…
Jonathan – Investisseur amateur en quête du million
PS : Si vous avez des questions, des remarques, ou si vous voulez juste vous moquer de mes choix d’investissement, répondez à cet email. Je lis tout (et j’encaisse les critiques avec philosophie… enfin, j’essaie).
PPS : N’oubliez pas le disclaimer légal : Ce n’est pas un conseil en investissement. Je ne suis pas conseiller financier. Je suis juste un type avec des convictions peut-être stupides. Consultez un professionnel
📊 Annexe : Détails des transactions
Achat Options XSP
- Montant : 276,10 €
- Date achat : 15/06/2026
- Nombre de contrat : 1
- Prix d’achat : 3,2 $
- Frais : 1,68 €
Achat Berkshire Hathaway
- Montant : 853,00 €
- Date achat : 15/06/2026
- Nombre d’actions : 2
- Prix d’achat : 487 $
- Frais : 6,95 €
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